Le point de rupture est atteint

Dernière modification le 20 December 2021 à 11h30
Photo Samuel Lamarche.

Il semble évident qu’il y aura un avant et un après-point de presse de 18h. Autant je connaissais très peu de gens avant le 16 décembre remettant en question les consignes du gouvernement et la trame narrative de ce dernier entourant la pandémie, autant depuis ce point de presse, personne dans mon entourage ne semble avoir la moindre intention de suivre les nouvelles restrictions.

Je le dis en toute transparence, j’en fais partie et j’espère voir les Québécois et les partis politiques remettre en cause la gestion sévère et draconienne de la COVID de François Legault. Devant l’évolution du virus, il me semble clair que la guerre contre la transmission de ce dernier est perdue et qu’il faut désormais changer notre stratégie.

La démonisation des non-vaccinés aura été utile pour cacher l’incompétence et l’improvisation de la santé publique, mais elle ne suffit plus. Omicron démontre les sérieuses limites des vaccins disponibles actuellement. Ils restent incroyablement efficaces contre les formes graves et les décès, mais Omicron démontre hors de tout doute que ces vaccins n’ont jamais été vraiment à la hauteur lorsqu’il est question de freiner la transmission du virus.

La population à bout du yo-yo.

Je crois sincèrement que le facteur décisif de ce décrochage aura été le yo-yo constant du gouvernement et les messages contradictoires. Il faut être un sacré gymnaste mental pour réussir à suivre le message du gouvernement sur le virus depuis le début sans finir par se demander si on ne tourne pas en rond. Au début, les masques étaient nuisibles, après ils sont devenus obligatoires. Ensuite, le lavage des mains et des surfaces était la clé, puis c’étaient les aérosols, puis la ventilation. Toutefois, jamais le gouvernement n’aura fait plus que de dire aux écoles d’ouvrir les fenêtres en plein hiver.

Fait amusant, dans la plupart des sphères de médecines privée, les purificateurs d’air et les N95 sont présents en abondance. Au public? On se fait dire par le directeur de la santé publique que les masques bleus chirurgicaux sont mieux parce qu’ils sont plus confortables… Au secours SVP…

L’état d’urgence et la gouvernance par décret.

Un autre aspect qui semble vraiment déranger les gens est que le gouvernement semble prendre plaisir à ces pouvoirs extraordinaires. L’état d’urgence sanitaire permet au gouvernement de diriger avec beaucoup plus de latitude que la gouvernance traditionnelle. On a bien vu à quel point la CAQ n’était pas pressée de lever l’état d’urgence, même quand la situation était sous contrôle sous prétexte que cela permettait une meilleure flexibilité pour éviter une résurgence. Or, malgré cet état d’urgence, la CAQ s’est retrouvée les culottes à terre, complètement prise au dépourvu malgré une quantité d’information monstrueuse annonçant la vague à venir. On finit par réaliser que cet état d’urgence ne sert à rien de plus que d’éviter le processus démocratique sain et normal de l’Assemblée nationale.

Il faut absolument refuser un confinement.

Après bientôt deux ans en pandémie et environ une année depuis la sortie des vaccins, il est impossible pour moi, d’un point de vue logique et rationnel de justifier un confinement généralisé ou, pire encore, un couvre-feu. Le pourcentage de la population pleinement vacciné est suffisamment élevé pour que la transmission se fasse sans une hécatombe.

Soyons honnête, même sans vaccins, le taux de mortalité est bas. Avec les vaccins, ce taux ne justifie aucunement les mesures restrictives qu’on impose à la population québécoise. Prenons des mesures pour améliorer l’accès aux soins, prenons des mesures pour augmenter la capacité hospitalière et continuons d’encourager la vaccination en expliquant aux gens la réalité : vous pourrez l’attraper quand même, mais vous n’irez pas à l’hôpital vraisemblablement. En somme, la guerre contre la transmission est perdue, tournons-nous vers la guerre aux hospitalisations et aux décès comme nous le faisons avec les autres maladies.

Mettre fin au passeport vaccinal.

J’ai toujours eu un malaise avec le passeport vaccinal, mais je me disais que c’était « ma ligne rouge ». En gros, je n’étais pas prêt à aller plus loin. À l’époque, la balance coût-bénéfice semblait être bonne, mais très clairement, le passeport ne sert plus à grand-chose. Omicron se fou éperdument de votre statut vaccinal lorsque vient le temps de vous contaminer. Le meilleur exemple de cela est un souper de bureau à Laval ou 32 personnes pleinement vaccinées se sont réunies. 31 des 32 seront déclarées positives. Le vaccin aura effectué un travail important toutefois, car tous auront des symptômes bénins.

Il n’en demeure pas moins que les non-vaccinés ne représentent donc plus un danger supplémentaire par rapport aux vaccinés dans les lieux publics. Ils représentent un danger pour eux-mêmes et statistiquement un danger pour notre système de santé fait en papier mâché, mais dans un pays civilisé avec un système de santé performant, ça ne causerait pas un gros problème et l’on pourrait simplement avertir clairement ces personnes du risque qu’ils prennent.
Cette division entre vacciné et non-vacciné n’a plus de justification éthique, scientifique ou épidémiologique, il faut y mettre fin, car c’est une façon déguisée de rendre la vaccination obligatoire, ce qui ne devrait être possible que dans des cas de véritables forces majeures (quand plus que 1% de la population peut mourir du virus).

J’invite de tout cœur les partis politiques à se lever pour les Québécois, pour mettre fin à cette gestion pandémique utilisant la peur et la division au nom de la science, alors que ce même gouvernement refuse d’utiliser la ventilation, est incapable d’équiper son personnel en masque N95, dit des fausses informations ouvertement en point de presse pour s’acheter du temps et cache les rapports écrits et les procès-verbaux de sa gestion de la pandémie. Les Québécois ont droit d’avoir les vraies informations, les données. Les Québécois n’ont pas à être pris par la main par un gouvernement paternaliste se croyant au-dessus des lois.

Source :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1848108/sante-publique-restaurant-laval-boating-club-party-omicron
https://www.lesaffaires.com/dossier/covid-19-tout-ce-qu-il-faut-savoir/omicron-le-vaccin-pfizer-protege-a-70-contre-les-hospitalisations/629694
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/variant-omicron-lefficacite-des-vaccins-mise-en-cause_4888327.html

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Photo Samuel Lamarche.

Il semble évident qu’il y aura un avant et un après-point de presse de 18h. Autant je connaissais très peu de gens avant le 16 décembre remettant en question les consignes du gouvernement et la trame narrative de ce dernier entourant la pandémie, autant depuis ce point de presse, personne dans mon entourage ne semble avoir la moindre intention de suivre les nouvelles restrictions.

Je le dis en toute transparence, j’en fais partie et j’espère voir les Québécois et les partis politiques remettre en cause la gestion sévère et draconienne de la COVID de François Legault. Devant l’évolution du virus, il me semble clair que la guerre contre la transmission de ce dernier est perdue et qu’il faut désormais changer notre stratégie.

La démonisation des non-vaccinés aura été utile pour cacher l’incompétence et l’improvisation de la santé publique, mais elle ne suffit plus. Omicron démontre les sérieuses limites des vaccins disponibles actuellement. Ils restent incroyablement efficaces contre les formes graves et les décès, mais Omicron démontre hors de tout doute que ces vaccins n’ont jamais été vraiment à la hauteur lorsqu’il est question de freiner la transmission du virus.

La population à bout du yo-yo.

Je crois sincèrement que le facteur décisif de ce décrochage aura été le yo-yo constant du gouvernement et les messages contradictoires. Il faut être un sacré gymnaste mental pour réussir à suivre le message du gouvernement sur le virus depuis le début sans finir par se demander si on ne tourne pas en rond. Au début, les masques étaient nuisibles, après ils sont devenus obligatoires. Ensuite, le lavage des mains et des surfaces était la clé, puis c’étaient les aérosols, puis la ventilation. Toutefois, jamais le gouvernement n’aura fait plus que de dire aux écoles d’ouvrir les fenêtres en plein hiver.

Fait amusant, dans la plupart des sphères de médecines privée, les purificateurs d’air et les N95 sont présents en abondance. Au public? On se fait dire par le directeur de la santé publique que les masques bleus chirurgicaux sont mieux parce qu’ils sont plus confortables… Au secours SVP…

L’état d’urgence et la gouvernance par décret.

Un autre aspect qui semble vraiment déranger les gens est que le gouvernement semble prendre plaisir à ces pouvoirs extraordinaires. L’état d’urgence sanitaire permet au gouvernement de diriger avec beaucoup plus de latitude que la gouvernance traditionnelle. On a bien vu à quel point la CAQ n’était pas pressée de lever l’état d’urgence, même quand la situation était sous contrôle sous prétexte que cela permettait une meilleure flexibilité pour éviter une résurgence. Or, malgré cet état d’urgence, la CAQ s’est retrouvée les culottes à terre, complètement prise au dépourvu malgré une quantité d’information monstrueuse annonçant la vague à venir. On finit par réaliser que cet état d’urgence ne sert à rien de plus que d’éviter le processus démocratique sain et normal de l’Assemblée nationale.

Il faut absolument refuser un confinement.

Après bientôt deux ans en pandémie et environ une année depuis la sortie des vaccins, il est impossible pour moi, d’un point de vue logique et rationnel de justifier un confinement généralisé ou, pire encore, un couvre-feu. Le pourcentage de la population pleinement vacciné est suffisamment élevé pour que la transmission se fasse sans une hécatombe.

Soyons honnête, même sans vaccins, le taux de mortalité est bas. Avec les vaccins, ce taux ne justifie aucunement les mesures restrictives qu’on impose à la population québécoise. Prenons des mesures pour améliorer l’accès aux soins, prenons des mesures pour augmenter la capacité hospitalière et continuons d’encourager la vaccination en expliquant aux gens la réalité : vous pourrez l’attraper quand même, mais vous n’irez pas à l’hôpital vraisemblablement. En somme, la guerre contre la transmission est perdue, tournons-nous vers la guerre aux hospitalisations et aux décès comme nous le faisons avec les autres maladies.

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J’ai toujours eu un malaise avec le passeport vaccinal, mais je me disais que c’était « ma ligne rouge ». En gros, je n’étais pas prêt à aller plus loin. À l’époque, la balance coût-bénéfice semblait être bonne, mais très clairement, le passeport ne sert plus à grand-chose. Omicron se fou éperdument de votre statut vaccinal lorsque vient le temps de vous contaminer. Le meilleur exemple de cela est un souper de bureau à Laval ou 32 personnes pleinement vaccinées se sont réunies. 31 des 32 seront déclarées positives. Le vaccin aura effectué un travail important toutefois, car tous auront des symptômes bénins.

Il n’en demeure pas moins que les non-vaccinés ne représentent donc plus un danger supplémentaire par rapport aux vaccinés dans les lieux publics. Ils représentent un danger pour eux-mêmes et statistiquement un danger pour notre système de santé fait en papier mâché, mais dans un pays civilisé avec un système de santé performant, ça ne causerait pas un gros problème et l’on pourrait simplement avertir clairement ces personnes du risque qu’ils prennent.
Cette division entre vacciné et non-vacciné n’a plus de justification éthique, scientifique ou épidémiologique, il faut y mettre fin, car c’est une façon déguisée de rendre la vaccination obligatoire, ce qui ne devrait être possible que dans des cas de véritables forces majeures (quand plus que 1% de la population peut mourir du virus).

J’invite de tout cœur les partis politiques à se lever pour les Québécois, pour mettre fin à cette gestion pandémique utilisant la peur et la division au nom de la science, alors que ce même gouvernement refuse d’utiliser la ventilation, est incapable d’équiper son personnel en masque N95, dit des fausses informations ouvertement en point de presse pour s’acheter du temps et cache les rapports écrits et les procès-verbaux de sa gestion de la pandémie. Les Québécois ont droit d’avoir les vraies informations, les données. Les Québécois n’ont pas à être pris par la main par un gouvernement paternaliste se croyant au-dessus des lois.

Source :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1848108/sante-publique-restaurant-laval-boating-club-party-omicron
https://www.lesaffaires.com/dossier/covid-19-tout-ce-qu-il-faut-savoir/omicron-le-vaccin-pfizer-protege-a-70-contre-les-hospitalisations/629694
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/variant-omicron-lefficacite-des-vaccins-mise-en-cause_4888327.html

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