Les Québécois et leur modèle.

Dernière modification le 18 April 2022 à 10h00
Photo Samuel Lamarche.

C’est bien connu, les Québécois sont très fortement taxés par l’État. On peut même le lire sur les sites du gouvernement canadien : « Les taux d'imposition sont plus élevés au Québec que dans les autres provinces et territoires parce que le gouvernement du Québec finance plusieurs services que les autres gouvernements ne financent pas. » Une situation que nos dirigeants et analystes politiques ont fini par nommer : le modèle québécois.

Vous l’avez déjà entendu, en fait vous avez grandi et vécu votre vie entière en vous faisant parler, en bien la majorité du temps, du modèle québécois. Plus égalitaire, plus équitable, offrant un meilleur filet social, notre modèle extraordinaire est supposément une partie intégrante de notre société distincte, de notre nation.

Si effectivement le Québec est statistiquement plus égalitaire que ses voisins après impôt il n’en demeure pas moins qu’il fait face à un sérieux problème. Le Québec s’appauvrit relativement aux pays de l’OCDE, mais continue de dépenser massivement à travers sa machine étatique. On se retrouve donc avec une dépense par habitant plus faible que des pays que nous admirons comme la Suède, la Finlande ou encore la Norvège, mais une ponction fiscale plus importante de nos revenus et une part plus importante de notre économie appartenant à l’État.

Pour vulgariser, plus le temps avance, plus la quantité de Nutella qu’on met sur notre toast est faible. On tartine bien tous les coins de la toast, mais hélas, on ne tartine pas épais. On arrive lentement, mais sûrement vers la fin du pot.
Pourquoi devient-on plus pauvre?

C’est surprenant, mais pour une rare fois dans l’existence du Québec, une réponse fait consensus. Le Québec a un sérieux problème de productivité. Le problème, c’est que la productivité c’est très important dans l’économie moderne. C’est l’un des trois leviers par lesquels une société peut s’enrichir.

En effet, une société moderne peut s’enrichir des trois façons suivantes : travailler plus efficacement en augmentant la richesse générée pour chaque heure travaillée (la productivité), travailler plus longtemps en augmentant la durée moyenne du temps passé au travail (l’intensité du travail, aussi connu sous le nom de la méthode Lucien Bouchard) et finalement travailler davantage en augmentant le nombre d’emplois en proportion de la population (taux global d’emploi, ou la méthode anti-chômeurs)

Le Québec est bon, voir excellent dans son taux global d’emploi. Le chômage est bas presque partout. C’est une anomalie historique pour les jeunes de mon âge et nous sommes chanceux que cette situation existe, car sinon notre situation économique ferait vraiment pitié.

Notre ADN de français ressort souvent et les Québécois disent ouvertement préférer gagner moins et avoir plus de temps libres. Un choix personnel et de société parfaitement respectable. Malgré tout, nous sommes un peu supérieurs à l’OCDE, mais inférieurs à nos homologues nord-américains directement en concurrence économique avec nous.

Toutefois, si l’on travaille moins longtemps et qu’on veut être aussi riche, il faut travailler plus efficacement, c’est mathématique et logique. Sauf que le Québec est mauvais, très mauvais même en termes de productivité. Nous avons donc une province travaillant moins longtemps et moins efficacement. En plus, cette province vote pour des interventions majeures du gouvernement et une panoplie de programmes sociaux tous plus coûteux les uns que les autres. Vous voyez venir le problème?

Pour bien remuer le couteau dans la plaie. En 1981, le Québec avait un niveau de vie moyen de 33 790 dollars canadiens de 2019 en PPP alors que l’OCDE avait en moyenne 36 692$/hab, le Canada 38 460$/habitants et les É-U 42 605$/habitants.

Nous avions donc un écart de 2902$/habitants ou 8.6% avec l’OCDE en 1981. Inférieur à la moyenne, mais pas catastrophique et surtout récupérable. Notre écart avec le Canada et les É-U était déjà un peu plus corsé toutefois.
Transportons-nous en 2021. Le Québec à désormais un niveau de vie moyen de 53 955$/habitant (une faible hausse de 1.18%/année), le Canada 59 977$/hab, l’OCDE 67 031$/hab et finalement nos voisins américains 83 101$/hab! Le Québec est donc passé d’un écart de 2902$/habitant ou 8.6% à un écart de 13 077$/habitant ou 24.2% par rapport à l’OCDE! Quand je vous disais qu’on s’appauvrit relativement aux autres, ce n’est pas une exagération.

Quand je disais que le problème vient de la productivité, c’est aussi assez évident. En 1981, la productivité en dollars canadiens de 2019 par heure travaillée pour le Québec était d’environ 44$. Pour l’OCDE, le chiffre se situait environ à 47$/h. Le problème de l’époque étant le taux d’emploi.

En 2021, la productivité par heure travaillée du Québec se situe à environ 65$/h, celle de l’OCDE à environ 85$/h… Ouch!

Pourquoi ce problème de productivité?

Si la réponse à la question précédente : pourquoi le Québec est plus pauvre fait consensus avec la productivité, les raisons entourant cette faible productivité sont beaucoup plus débattues. Eh oui, la science économique demeure une science humaine et donc particulièrement prône à l’interprétation et aux biais. Je me permets donc ma propre explication.

L’État québécois est lourd, mais il est aussi extrêmement rigide et aime toucher à un peu tout. C’est une mauvaise chose. Premièrement, en pleine pénurie de main-d’œuvre, l’État québécois continue à sortir le chéquier pour embaucher énormément de gens. Il fait donc concurrence au marché privé créateur de richesse. Le problème est toutefois plus sournois, lorsque la productivité est faible et les gains sont faibles, les gains salariaux seront nécessairement faibles. Ils suivront la hausse de la productivité, mais si le coût de la vie augmente, que l’État offre de meilleurs salaires, les employeurs, en situation de pénurie devront quand même hausser les salaires.

Deux solutions s’offrent à ces derniers ; hausser les prix ou couper leurs profits. Or, dans un premier cas, la population paye doublement la hausse des fonctionnaires en payant leurs salaires, mais en plus en payant la hausse des salaires des employés du privé via une augmentation des coûts. Dans le second cas, devant des profits plus faibles, les investissements étrangers, locaux et en recherche et développement sont moins nombreux. Un beau cercle vicieux.

L’autre gros problème au Québec c’est la faiblesse des investissements privés, mais encore une fois, qui veut investir son argent dans une province aussi rigide, avec une bureaucratie aussi énorme et où le principal concurrent est l’État et ses compagnies grassement subventionnées? Pourquoi se lancer dans l’aéronautique alors que bombardier à les deux mains dans le pot à biscuit et est pratiquement une société d’État? Peu importe, le secteur d’activité, le gouvernement du Québec et du Canada se donnent constamment le droit de décider qui sortira vainqueur et qui devra fermer ses portes avec des subventions, des crédits d’impôt, des normes, des lois et des plans industriels à saveur électorale.

Le Québec pourrait développer une industrie de l’alcool florissante, une culture du cannabis fumante (désolé), mais il est contraint par des sociétés d’État, des lois antiques et une perception moralisante de ces industries à la stagnation et l’importation. Demandez à nos restaurateurs ce qu’ils pensent de la SAQ pour voir.

Le maudit réflexe des fleurons.

Plutôt que de mettre en place un environnement favorable à la croissance, à l’innovation et à l’entrepreneuriat, le Québec cherche à intervenir partout pour avoir ses « étalons ». J’emprunte l’expression de PSPP au débat de la chefferie ou il parlait de faire un programme des « gazelles ». C’est exactement ce genre de réflexe de vouloir avoir un « fleuron » une grosse compagnie qu’on reconnaît qui nous mène dans notre cul-de-sac.

Plutôt que de reconnaître notre nation comme une nation de PME et mettre en place un environnement fiscal, légal et économique pour que ces PME puissent croître, travailler ensemble et investir dans nos communautés, notre gouvernement préfère investir, punir et diriger l’économie vers ses préférences. Préférences, qui ont souvent des liens avec qui est ami avec le gouvernement et qui a de bons contacts avec les ministres en place.

Le Québec, par son désir d’être différent du Canada et des autres à toujours voulu son modèle, ses fleurons, mais ce n’est pas en faisant des sociétés d’État qu’on créer une identité nationale forte, ce n’est pas en tuant l’entrepreneuriat et en régulant tout à la moindre virgule que les Québécois vont arrêter d’être inquiet et craindre d’être maître de leur destin.

Si le Québec avait mis en place une culture de l’innovation, d’entreprise et s’était enrichi, le vote en 1995 aurait passé facilement, car nous n’aurions pas eu peur. Nous aurions eu confiance en notre habileté à traverser n’importe quelle crise. Nous aurions confiance en nous-mêmes, car le prix à payer pour ce modèle économique interventionniste et castrant, c’est l’infantilisation de notre population, c’est l’apologie de la médiocrité, c’est la mort par les 1000 coupures de notre nation au profit d’une société de bureaucrate et de comptable qu’on nous a présentés comme plus compétents que nous pour gérer notre propre argent et plus récemment notre propre vie.

Sources :

PRODUCTIVITÉ ET PROSPÉRITÉ AU QUÉBEC BILAN 2021. HEC Montréal

https://www.canada.ca/fr/agence-consommation-matiere-financiere/services/vos-outils-financiers/impot-quebec/impot-quebec-2/6.html

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Photo Samuel Lamarche.

C’est bien connu, les Québécois sont très fortement taxés par l’État. On peut même le lire sur les sites du gouvernement canadien : « Les taux d'imposition sont plus élevés au Québec que dans les autres provinces et territoires parce que le gouvernement du Québec finance plusieurs services que les autres gouvernements ne financent pas. » Une situation que nos dirigeants et analystes politiques ont fini par nommer : le modèle québécois.

Vous l’avez déjà entendu, en fait vous avez grandi et vécu votre vie entière en vous faisant parler, en bien la majorité du temps, du modèle québécois. Plus égalitaire, plus équitable, offrant un meilleur filet social, notre modèle extraordinaire est supposément une partie intégrante de notre société distincte, de notre nation.

Si effectivement le Québec est statistiquement plus égalitaire que ses voisins après impôt il n’en demeure pas moins qu’il fait face à un sérieux problème. Le Québec s’appauvrit relativement aux pays de l’OCDE, mais continue de dépenser massivement à travers sa machine étatique. On se retrouve donc avec une dépense par habitant plus faible que des pays que nous admirons comme la Suède, la Finlande ou encore la Norvège, mais une ponction fiscale plus importante de nos revenus et une part plus importante de notre économie appartenant à l’État.

Pour vulgariser, plus le temps avance, plus la quantité de Nutella qu’on met sur notre toast est faible. On tartine bien tous les coins de la toast, mais hélas, on ne tartine pas épais. On arrive lentement, mais sûrement vers la fin du pot.
Pourquoi devient-on plus pauvre?

C’est surprenant, mais pour une rare fois dans l’existence du Québec, une réponse fait consensus. Le Québec a un sérieux problème de productivité. Le problème, c’est que la productivité c’est très important dans l’économie moderne. C’est l’un des trois leviers par lesquels une société peut s’enrichir.

En effet, une société moderne peut s’enrichir des trois façons suivantes : travailler plus efficacement en augmentant la richesse générée pour chaque heure travaillée (la productivité), travailler plus longtemps en augmentant la durée moyenne du temps passé au travail (l’intensité du travail, aussi connu sous le nom de la méthode Lucien Bouchard) et finalement travailler davantage en augmentant le nombre d’emplois en proportion de la population (taux global d’emploi, ou la méthode anti-chômeurs)

Le Québec est bon, voir excellent dans son taux global d’emploi. Le chômage est bas presque partout. C’est une anomalie historique pour les jeunes de mon âge et nous sommes chanceux que cette situation existe, car sinon notre situation économique ferait vraiment pitié.

Notre ADN de français ressort souvent et les Québécois disent ouvertement préférer gagner moins et avoir plus de temps libres. Un choix personnel et de société parfaitement respectable. Malgré tout, nous sommes un peu supérieurs à l’OCDE, mais inférieurs à nos homologues nord-américains directement en concurrence économique avec nous.

Toutefois, si l’on travaille moins longtemps et qu’on veut être aussi riche, il faut travailler plus efficacement, c’est mathématique et logique. Sauf que le Québec est mauvais, très mauvais même en termes de productivité. Nous avons donc une province travaillant moins longtemps et moins efficacement. En plus, cette province vote pour des interventions majeures du gouvernement et une panoplie de programmes sociaux tous plus coûteux les uns que les autres. Vous voyez venir le problème?

Pour bien remuer le couteau dans la plaie. En 1981, le Québec avait un niveau de vie moyen de 33 790 dollars canadiens de 2019 en PPP alors que l’OCDE avait en moyenne 36 692$/hab, le Canada 38 460$/habitants et les É-U 42 605$/habitants.

Nous avions donc un écart de 2902$/habitants ou 8.6% avec l’OCDE en 1981. Inférieur à la moyenne, mais pas catastrophique et surtout récupérable. Notre écart avec le Canada et les É-U était déjà un peu plus corsé toutefois.
Transportons-nous en 2021. Le Québec à désormais un niveau de vie moyen de 53 955$/habitant (une faible hausse de 1.18%/année), le Canada 59 977$/hab, l’OCDE 67 031$/hab et finalement nos voisins américains 83 101$/hab! Le Québec est donc passé d’un écart de 2902$/habitant ou 8.6% à un écart de 13 077$/habitant ou 24.2% par rapport à l’OCDE! Quand je vous disais qu’on s’appauvrit relativement aux autres, ce n’est pas une exagération.

Quand je disais que le problème vient de la productivité, c’est aussi assez évident. En 1981, la productivité en dollars canadiens de 2019 par heure travaillée pour le Québec était d’environ 44$. Pour l’OCDE, le chiffre se situait environ à 47$/h. Le problème de l’époque étant le taux d’emploi.

En 2021, la productivité par heure travaillée du Québec se situe à environ 65$/h, celle de l’OCDE à environ 85$/h… Ouch!

Pourquoi ce problème de productivité?

Si la réponse à la question précédente : pourquoi le Québec est plus pauvre fait consensus avec la productivité, les raisons entourant cette faible productivité sont beaucoup plus débattues. Eh oui, la science économique demeure une science humaine et donc particulièrement prône à l’interprétation et aux biais. Je me permets donc ma propre explication.

L’État québécois est lourd, mais il est aussi extrêmement rigide et aime toucher à un peu tout. C’est une mauvaise chose. Premièrement, en pleine pénurie de main-d’œuvre, l’État québécois continue à sortir le chéquier pour embaucher énormément de gens. Il fait donc concurrence au marché privé créateur de richesse. Le problème est toutefois plus sournois, lorsque la productivité est faible et les gains sont faibles, les gains salariaux seront nécessairement faibles. Ils suivront la hausse de la productivité, mais si le coût de la vie augmente, que l’État offre de meilleurs salaires, les employeurs, en situation de pénurie devront quand même hausser les salaires.

Deux solutions s’offrent à ces derniers ; hausser les prix ou couper leurs profits. Or, dans un premier cas, la population paye doublement la hausse des fonctionnaires en payant leurs salaires, mais en plus en payant la hausse des salaires des employés du privé via une augmentation des coûts. Dans le second cas, devant des profits plus faibles, les investissements étrangers, locaux et en recherche et développement sont moins nombreux. Un beau cercle vicieux.

L’autre gros problème au Québec c’est la faiblesse des investissements privés, mais encore une fois, qui veut investir son argent dans une province aussi rigide, avec une bureaucratie aussi énorme et où le principal concurrent est l’État et ses compagnies grassement subventionnées? Pourquoi se lancer dans l’aéronautique alors que bombardier à les deux mains dans le pot à biscuit et est pratiquement une société d’État? Peu importe, le secteur d’activité, le gouvernement du Québec et du Canada se donnent constamment le droit de décider qui sortira vainqueur et qui devra fermer ses portes avec des subventions, des crédits d’impôt, des normes, des lois et des plans industriels à saveur électorale.

Le Québec pourrait développer une industrie de l’alcool florissante, une culture du cannabis fumante (désolé), mais il est contraint par des sociétés d’État, des lois antiques et une perception moralisante de ces industries à la stagnation et l’importation. Demandez à nos restaurateurs ce qu’ils pensent de la SAQ pour voir.

Le maudit réflexe des fleurons.

Plutôt que de mettre en place un environnement favorable à la croissance, à l’innovation et à l’entrepreneuriat, le Québec cherche à intervenir partout pour avoir ses « étalons ». J’emprunte l’expression de PSPP au débat de la chefferie ou il parlait de faire un programme des « gazelles ». C’est exactement ce genre de réflexe de vouloir avoir un « fleuron » une grosse compagnie qu’on reconnaît qui nous mène dans notre cul-de-sac.

Plutôt que de reconnaître notre nation comme une nation de PME et mettre en place un environnement fiscal, légal et économique pour que ces PME puissent croître, travailler ensemble et investir dans nos communautés, notre gouvernement préfère investir, punir et diriger l’économie vers ses préférences. Préférences, qui ont souvent des liens avec qui est ami avec le gouvernement et qui a de bons contacts avec les ministres en place.

Le Québec, par son désir d’être différent du Canada et des autres à toujours voulu son modèle, ses fleurons, mais ce n’est pas en faisant des sociétés d’État qu’on créer une identité nationale forte, ce n’est pas en tuant l’entrepreneuriat et en régulant tout à la moindre virgule que les Québécois vont arrêter d’être inquiet et craindre d’être maître de leur destin.

Si le Québec avait mis en place une culture de l’innovation, d’entreprise et s’était enrichi, le vote en 1995 aurait passé facilement, car nous n’aurions pas eu peur. Nous aurions eu confiance en notre habileté à traverser n’importe quelle crise. Nous aurions confiance en nous-mêmes, car le prix à payer pour ce modèle économique interventionniste et castrant, c’est l’infantilisation de notre population, c’est l’apologie de la médiocrité, c’est la mort par les 1000 coupures de notre nation au profit d’une société de bureaucrate et de comptable qu’on nous a présentés comme plus compétents que nous pour gérer notre propre argent et plus récemment notre propre vie.

Sources :

PRODUCTIVITÉ ET PROSPÉRITÉ AU QUÉBEC BILAN 2021. HEC Montréal

https://www.canada.ca/fr/agence-consommation-matiere-financiere/services/vos-outils-financiers/impot-quebec/impot-quebec-2/6.html

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