Trouver l’inspiration dans un Apple Store

Dernière modification le 22 May 2022 à 03h20
Photo Samuel Lamarche.

Je ne pensais pas enfin réussir à sortir de mon syndrome agressif de la page blanche en allant faire un tour dans un Apple Store, mais voilà, la vie étant parfois étrange, j’ai fait la rencontre d’une personne dans le magasin qui m’a inspirée.

Je croyais tout d’abord qu’il était un client, il faut dire, la quantité de vendeurs dans ce magasin est impressionnante, mais non, la jeune dame à l’entrée est venue m’assigner à un homme fort intéressant.

J-A de son prénom, un homme dans la fleur de l’âge avec un problème de la vue suffisamment grave pour qu’il marche avec une canne et avance en touchant les tables était donc mon conseiller. Le monde est petit quand même, car dans ma famille, une maladie des yeux circule et a rendu plusieurs personnes dans ma famille aveugle ou passée bien près de le faire. J’ai vu deux grandes tantes vivre ensemble dans une maison avec un fils, lui aussi aveugle, et je me souviens avoir été marqué par cette scène. J’ai vu mon oncle perdre un œil face à cette maladie et conserver le second par la peau des fesses grâce aux talents de certains chirurgiens et à la technologie désormais disponible, mais plusieurs n’ont pas eu cette chance.

Tout ça pour dire que la vue, pour moi, même si je suis myope comme une taupe, c’est un sens que je chéris particulièrement, j’ai toujours en tête que je pourrais du jour au lendemain. Plusieurs fois, je me suis demandé si je serais en mesure de vivre sans mes yeux, si j’avais encore le désir de vivre sans mes yeux. J-A, non seulement conserve ce désir et cette capacité, mais il ne laisse pas ce problème l’empêcher d’aider les autres.

Oh non et J-A m’a bien vite montré qu’il n’était pas là pour passer le temps, il connait ses produits, ses promotions, les fonctionnalités et répond à mes questions sans hésitations. En plus, je sens que ça lui fait plaisir, qu’il aime ce qu’il fait et qu’il est heureux de pouvoir m’aider.

Je suis sorti du magasin avec une nouvelle énergie. J-A, malgré sa condition, trouve le moyen de se lever le matin, de venir travailler et aider les gens. J’ai trouvé ça inspirant, je me suis dit que j’aimerais voir plus d’entreprises tendre la main à des J-A, permettre à des gens qui veulent aider de gagner leur vie avec le sourire, avec le sens du devoir accompli.

Alors qu’on n’arrête pas de parler de pénurie de main-d’œuvre, de se plaindre que certains ne veulent pas travailler avec la PCU et les programmes du gouvernement, je me suis dit que ça serait une bonne idée d’éclairer votre quotidien comme J-A a éclairé le mien.

Qui sait, peut-être que ce texte pourra inspirer un entrepreneur à donner la chance à un J-A, ce serait un atout pour le Québec de sortir des sentiers battus à ce sujet, que nos entrepreneurs soient créatifs et sortent un lapin de leur chapeau. Je peux vous dire que comme client, je serais heureux de voir plus de gens comme J-A dans le monde du travail et le service à la clientèle.

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Photo Samuel Lamarche.
Par Samuel Lamarche

Fondateur

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Je ne pensais pas enfin réussir à sortir de mon syndrome agressif de la page blanche en allant faire un tour dans un Apple Store, mais voilà, la vie étant parfois étrange, j’ai fait la rencontre d’une personne dans le magasin qui m’a inspirée.

Je croyais tout d’abord qu’il était un client, il faut dire, la quantité de vendeurs dans ce magasin est impressionnante, mais non, la jeune dame à l’entrée est venue m’assigner à un homme fort intéressant.

J-A de son prénom, un homme dans la fleur de l’âge avec un problème de la vue suffisamment grave pour qu’il marche avec une canne et avance en touchant les tables était donc mon conseiller. Le monde est petit quand même, car dans ma famille, une maladie des yeux circule et a rendu plusieurs personnes dans ma famille aveugle ou passée bien près de le faire. J’ai vu deux grandes tantes vivre ensemble dans une maison avec un fils, lui aussi aveugle, et je me souviens avoir été marqué par cette scène. J’ai vu mon oncle perdre un œil face à cette maladie et conserver le second par la peau des fesses grâce aux talents de certains chirurgiens et à la technologie désormais disponible, mais plusieurs n’ont pas eu cette chance.

Tout ça pour dire que la vue, pour moi, même si je suis myope comme une taupe, c’est un sens que je chéris particulièrement, j’ai toujours en tête que je pourrais du jour au lendemain. Plusieurs fois, je me suis demandé si je serais en mesure de vivre sans mes yeux, si j’avais encore le désir de vivre sans mes yeux. J-A, non seulement conserve ce désir et cette capacité, mais il ne laisse pas ce problème l’empêcher d’aider les autres.

Oh non et J-A m’a bien vite montré qu’il n’était pas là pour passer le temps, il connait ses produits, ses promotions, les fonctionnalités et répond à mes questions sans hésitations. En plus, je sens que ça lui fait plaisir, qu’il aime ce qu’il fait et qu’il est heureux de pouvoir m’aider.

Je suis sorti du magasin avec une nouvelle énergie. J-A, malgré sa condition, trouve le moyen de se lever le matin, de venir travailler et aider les gens. J’ai trouvé ça inspirant, je me suis dit que j’aimerais voir plus d’entreprises tendre la main à des J-A, permettre à des gens qui veulent aider de gagner leur vie avec le sourire, avec le sens du devoir accompli.

Alors qu’on n’arrête pas de parler de pénurie de main-d’œuvre, de se plaindre que certains ne veulent pas travailler avec la PCU et les programmes du gouvernement, je me suis dit que ça serait une bonne idée d’éclairer votre quotidien comme J-A a éclairé le mien.

Qui sait, peut-être que ce texte pourra inspirer un entrepreneur à donner la chance à un J-A, ce serait un atout pour le Québec de sortir des sentiers battus à ce sujet, que nos entrepreneurs soient créatifs et sortent un lapin de leur chapeau. Je peux vous dire que comme client, je serais heureux de voir plus de gens comme J-A dans le monde du travail et le service à la clientèle.

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